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Par Virginie Mouzat,
C'est Lee Miller, mannequin devenu photographe, puis reporter de guerre, un des plus beaux visages des années 1930-1940,
qui inspire le défilé Gucci. Sur le podium,
les filles défilent, le cheveu cranté, la bouche grenat mat, purement vamp même en knickers prince-de-galles sous les petits
blousons en veau velours bordeaux à épaule montée sur fronces, juchée sur des bottes cavalières à plateau. Un gros pull à col
châle et double boutonnage or réchauffe cette diva gantée qui, on le sent dès les premiers passages, ramène avec elle le chic
et le glamour chez Gucci. Plus précieuse que la saison dernière, elle a perdu son côté rock mais gagne en éclat. L'influence
années 1930-1940 se retrouve encore sur les robes de cocktail à épaules et manches drapées, fermées de motifs bijoux façon
clips Art déco, à la manière de Suzanne Belperron. Les mannequins ont l'allure folle des femmes du monde de ces années-là et,
plus encore, de leurs représentations au cinéma, avec leurs mains habillées de cuir et ornées d'une paire de manchettes en
maille d'or et leur robe en crêpe de Chine à motif noir et brique sur derbys en vernis noir. La taille, toujours marquée
d'une ceinture en cuir verni à boucle noeud en métal or, est un repère récurrent de cette silhouette. Même le Perfecto noir
la met en valeur. Le vison imprimé ocelot, le renard, le déluge de fourreaux du soir en crêpe noir ou ivoire à clips ou
broderies bijoux et au drapé dénudant une épaule finissent en beauté cette excellente collection, parfois un peu littérale,
mais à l'élégance indiscutable.
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