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Egypte Thèbes l'égyptienne (2/2)

Déclin de la capitale

Avec la XXIe dynastie et la scission du pays, Thèbes perdit son statut de capitale au profit des cités du delta telles que Tanis, Bubastis ou Saïs, où des dynastes locaux réclamèrent le trône et l'héritage des Ramsès. La nécropole thébaine fut alors délaissée et plus jamais un pharaon ne se fit ensevelir à Thèbes.
À la XXVe dynastie, celle des pharaons nubiens, la cité reprit de l'importance, le culte d'Amon-Rê fut jumelé avec celui d'Amon de Napata, le dieu dynastique des « pharaons noirs ». Taharka mit en chantier un programme architectural ambitieux, digne d'une capitale, développant l'axe des sanctuaires avec d'imposants kiosques et affermissant le rôle de la Divine Adoratrice d'Amon dans le contrôle de la région. Mais la ville fut saccagée à la fin de cette période par les Assyriens, qui emportèrent à Ninive les trésors accumulés depuis tant de siècles par les pharaons et dépouillèrent les sanctuaires des statues divines, les dépossédant ainsi de leur élément vital. La cité ne s'en releva jamais réellement, quoiqu'elle fût restaurée par les pharaons des dernières dynasties. Alexandre le Grand participa également à l'oeuvre réparatrice, puis à sa suite les Ptolémées.
Pendant les règnes de Ptolémée IV et V, Thèbes fut le centre de séditions qui coupèrent la Thébaïde de l'empire lagide.
Enfin, à l'époque romaine, les temples furent peu à peu abandonnés. Une garnison s'établit à Louxor dont le temple fut finalement transformé en forteresse, pendant la Tétrarchie. Plusieurs églises s'y installèrent après la conversion de l'empire romain au christianisme et, avec l'arrivée des musulmans, une mosquée y fut construite, tant et si bien que le temple de Louxor reste l'un des lieux de culte et de prière les plus anciens au monde.

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