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Egypte Thèbes l'égyptienne (1/2)

On y adorait principalement trois dieux, Amon « Le caché », Mout « La mère » et Khonsou « Le voyageur », regroupés dans la triade thébaine. Un autre dieu y avait son temple : Montou, divinité guerrière également adorée non loin de Thèbes. Il est probable que Montou était à l'origine la divinité principale de la région thébaine, car outre son sanctuaire de Karnak, on lui dédia des temples à Hermonthis, à Tod, et à Médamoud, cités à la périphérie de Thèbes, qui formaient le Palladium de Thèbes décrit par les auteurs gréco-romains qui visiteront la région : une enceinte divine et magique dont les temples du dieu guerrier hiéracocéphale sont autant de forteresses qui protègent la cité d'Amon contre toute agression du mal. Les noms mêmes des Montouhotep, pharaons de la XIe dynastie, inaugurant le Moyen Empire, semblent confirmer cette hypothèse.
Avec les Sésostris et les Amenemhat de la dynastie suivante, le culte d'Amon éclipsa peu à peu celui de Montou. Le culte de cette antique divinité retrouvera un second développement lors de la Basse époque et de la domination grecque puis romaine : les temples furent reconstruits et le culte de l'hypostase divine du dieu sous la forme du taureau Boukhis devint, tout comme celui d'Apis, l'élément central de la liturgie thébaine.
Thèbes prit un essor extraordinaire au Nouvel Empire, en tant que résidence du dieu dynastique Amon-Rê. La ville fut alors l'« Héliopolis du Sud », toute consacrée au culte du dieu dynastique, étroitement associé à l'idéologie royale. Son territoire devint également le siège de la nécropole royale, avec le creusement dans la montagne thébaine de dizaines d'hypogées royaux. Sur la rive est se dressaient les maisons des vivants, de part et d'autre des voies processionnelles qui reliaient les enceintes de Karnak et le temple de Louxor, voies qu'empruntaient les barques sacrées d'Amon, de Mout et de Khonsou lors de la fête d'Opet. Sur la rive ouest, la rive des morts, furent établis les tombeaux royaux, « demeures d'éternité » des pharaons, et les temples funéraires, leurs « Châteaux des Millions d'années », que le dieu Amon venait visiter chaque année, lors de la « Belle Fête de la Vallée ». Si, au cours de la XVIIIe dynastie, l'idéologie royale et le culte d'Amon-Rê semblaient concorder, l'une alimentant l'autre2, on sent à partir de la XIXe dynastie un déséquilibre entre le pouvoir royal et les ambitions du clergé d'Amon-Rê. Ce déséquilibre allait s'accentuant à la dynastie suivante pour s'achever à la fin du Nouvel Empire par une partition de fait du pays entre Ramsès XI, qui ne réussit à maintenir son autorité que sur le nord du pays, et le grand prêtre d'Amon Hérihor, qui gouvernait le sud depuis Thèbes.

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